Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 17:24





lu dans le cadre de l'opération Babelio


4éme de couverture

Jeanne, la petite bergère de Domrémy... Une putain doublée d’une sorcière... Fille cachée du roi, elle ne serait pas morte sur le bûcher à Rouen en 1431... La médiéviste Colette Beaune est en colère ! Peut-on laisser tout écrire au prétexte que la " grande " histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez " folklorique " ? Dans un livre court, incisif, et avec beaucoup d’humour, l’historienne bat en brèche les nombreuses légendes qui circulent encore aujourd’hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

Biographie de l'auteur
Normalienne, agrégée d'histoire, Colette Beaune figure parmi les plus brillants historiens de sa génération. Professeur d'histoire médiévale à l'université de Nanterre, elle a publié de nombreux ouvrages dont le journal du Bourgeois de Paris et Education et Cultures, du début du XIIe siècle au milieu du XVe siècle.

Historienne du Moyen Age, Colette Beaune est professeur émérite à l’université de Paris X. Elle a notamment publié Naissance de la nation France et Journal d’un bourgeois de Paris. Sa biographie Jeanne d’Arc a reçu le prix du Sénat du meilleur livre d’histoire.

 

 

Ce livre n’est pas une biographie de Jeanne d’Arc .

On peut lire tout et n’importe quoi sur Jeanne d’Arc qui tient une place à part dans l’histoire de France .

Colette Beaune trace d’abord un bref tableau de la situation politique en France ( pourquoi la guerre ? l’an 1429 ) et de là chaque chapitre répond à une question spécifique ( une pauvre bergére ? fille cachée du roi ? mandatée par Dieu ? … )

Si vous voulez savoir qui est vraiment Jeanne d’Arc au-delà des idées reçus ce livre est pour vous

 

 


Par Anais - Publié dans : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 19:54

PRIX GONCOURT 2008


Quelque part en Afghanistan ou ailleurs

La chambre est petite. Rectangulaire. Elle est étouffante malgré ses murs clairs, couleur cyan, et ses deux rideaux aux motifs d'oiseaux migrateurs figés dans leur élan sur un ciel jaune et bleu. Troués ça et là, ils laissent pénétrer les rayons du soleil pour finir sur les rayures éteintes d'un kilim. Au fond de la chambre, il y a un autre rideau. Vert. Sans motif aucun. Il cache une porte condamnée. Ou un débarras.

La chambre est vide. Vide de tout ornement. Sauf sur le mur qui sépare les deux fenêtres où on a accroché un petit kandjar et, au-dessus du kandjar, une photo, celle d'un homme moustachu. Il a peut-être trente ans. Cheveux bouclés. Visage carré, tenu entre parenthèses par deux favoris, taillés avec soin. Ses yeux noirs brillent. Ils sont petits, séparés par un nez en bec d'aigle. L'homme ne rit pas, cependant il a l'air de quelqu'un qui refrène son rire. Cela lui donne une mine étrange, celle d'un homme qui, de l'intérieur, se moque de celui qui le regarde. La photo est en noir et blanc, coloriée artisanalement avec des teintes fades.

Face à cette photo, au pied d'un mur, le même homme, plus âgé maintenant, est allongé sur un matelas rouge à même le sol. Il porte une barbe. Poivre et sel. Il a maigri. Trop. Il ne lui reste que la peau. Pâle. Pleine de rides. Son nez ressemble de plus en plus au bec d'un aigle. Il ne rit toujours pas. Et il a encore cet étrange air moqueur. Sa bouche est entrouverte. Ses yeux, encore plus petits, sont enfoncés dans leurs orbites. Son regard est accroché au plafond, parmi les poutres apparentes, noircies et pourrissantes. Ses bras, inertes, sont étendus le long de son corps. Sous sa peau diaphane, ses veines comme des vers essoufflés s'entrelacent avec les os saillants de sa carcasse. Au poignet gauche, il porte une montre mécanique, et à l'annulaire une alliance en or. Dans le creux de son bras droit, un cathéter perfuse un liquide incolore provenant d'une poche en plastique suspendue au mur, juste au-dessus de sa tête. Le reste de son corps est couvert par une longue chemise bleue, brodée au col et aux manches. Ses jambes, raides comme deux piquets, sont enfouies sous un drap blanc, sale.




Par Anais - Publié dans : Incipit
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 19:49

Journal de Winnie, 1938

 

Aussi loin que portât le regard, ce n'était qu'éboulis, agrégats de roches grises parsemées de buissons maigres, arbrisseaux aux formes contournées, irrités de sécheresse. Chaleur et poussière, à l'infini. Le Spirit of Africa amorça une longue courbe, le ronronnement des moteurs se fit miaulement tandis que le sol se rapprochait peu à peu - je retins un cri : les roches, au-devant de l'avion, se mettaient en mouvement. Une, puis deux, puis tout un amas, d'une poussée irrésistible qui me parut une avalanche au ralenti, et ce fut comme si un long frisson passait sur l'étendue, qu'à ce signal les pierres se dressaient en ondes concentriques, roulaient, s'ébranlaient à pas lourds. Combien étaient-ils? Cent, cent cinquante éléphants, au bas mot, mâles, femelles, éléphanteaux, saisis dans un même plan, serrés les uns contre les autres, lancés maintenant dans un galop furieux et chaque éboulis, chaque amas, de proche en proche, prenait vie, s'élançait à son tour, dans un arrachement colossal, des milliers et des milliers d'éléphants se ruaient droit vers l'horizon et jusque dans mon estomac je ressentais ce que devait être le tremblement du sol, le tonnerre grondant des maîtres de la savane dévastant tout sur leur passage. Une voix dans le cockpit hurlait d'excitation, Martin Johnson, caméra légère à l'épaule, filmait sans discontinuer, l'avion amorça une remontée, le panorama s'élargit à perte de vue tandis que le sol défilait à toute vitesse et sous les ailes du Spirit of Africa, que l'Osa's Ark suivait comme son ombre, c'était un tourbillon pêle-mêle d'immenses troupeaux de gnous, de zèbres, de kongonis, de topis, d'impalas, d'antilopes, de gazelles, de buffles, lancés dans un galop effréné et ce galop n'aurait jamais de fin, c'était toute l'Afrique qui se lançait ainsi vers le soleil couchant, le sol de toute l'Afrique qui tremblait sous le martèlement de millions de sabots. La caméra pivota lentement pendant que le pilote achevait sa boucle, pour un plan à 360° où passait toute la folie, toute la démesure de cet instant - mais le mouvement se prolongeait, dans une spirale de vertige, comme aspiré vers les hauteurs, l'horizon disparaissait dans un poudroiement d'or et l'avion montait toujours, traversait les nuages jusqu'au blanc vif du Kilimandjaro et son cratère gelé, montait encore, il n'y avait plus rien au-dessus de lui que ce ciel sans limite, et c'était comme si chacun, dans cette ascension, s'allégeait, s'allégeait continûment jusqu'à n'être plus que pure lumière, dans le silence et dans le vide... «T'en souviens-tu, Martin? Nous flottions, immobiles, dans l'espace, des miles au-dessus du sol, à des milliers de miles du monde des hommes, découvrant un monde inviolé. Et nous nous sentions libres, alors, sans nulle attache, seuls, dans le souffle même de la Création. Libres...»

 

Il n'y avait, dans la salle de projection, que des professionnels, mais l'émotion, autour de moi, était palpable. Ce nouveau montage des images aériennes tournées par Martin Johnson cinq ans auparavant leur donnait un rythme, un souffle extraordinaires et la voix d'Osa y ajoutait une note singulière, entre émerveillement et mélancolie. Bouleversée, j'avais sans m'en rendre compte agrippé le bras de mon voisin, tandis que sur l'écran déferlaient vague après vague tous les animaux du Serengeti et, terrassée de honte, j'allais bredouiller une excuse, décidément ma mère avait raison de me traiter d'irrécupérable gourde, quand je vis ses yeux dans la pénombre, son sourire franc, si rassurant.

Par Anais - Publié dans : Incipit
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 18:51






Alcântara
/ Place du pilori

- L'homme a la bite en pointe ! Haarrk ! L'homme a la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger.

Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l'animal. À l'autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile. Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s'écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s'y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé.

- Et merde !... grogna Eléazard.

Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l'œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott.

C'était assez extraordinaire, si l'on y songeait, de pouvoir faire encore de pareilles trouvailles: un manuscrit totalement inédit, exhumé lors d'un récent récolement à la Bibliothèque nationale de Palerme. Le conservateur actuel n'avait pas jugé le contenu de cet ouvrage assez intéressant pour mériter autre chose qu'un bref article dans le bulletin trimestriel de sa bibliothèque, assorti d'une note au directeur de l'Institut Goethe local. Il avait donc fallu un prodigieux concours de circonstances pour qu'une photocopie de cet autographe - écrit en français par un obscur jésuite allemand pour relater la biographie d'un autre jésuite non moins oublié - parvînt au Brésil, sur le bureau d'Eléazard. Dans un soudain accès de zèle, le directeur de l'Institut Goethe avait pris sur lui de communiquer la chose à Werner Küntzel, ce Berlinois qui travaillait depuis plusieurs années à élaborer une théorie de l'informatique, s'appliquant à montrer comment le langage binaire des ordinateurs s'enracinait dans la scolastique lullienne et ses variantes postérieures, celles, notamment, d'Athanase Kircher. Toujours enclin à s'enthousiasmer, Werner Küntzel avait aussitôt proposé la publication du manuscrit aux éditions Thomas Sessler. Rechignant devant les frais d'une traduction, l'éditeur avait accepté le principe d'un tirage confidentiel de l'original, et sur les conseils de Werner lui-même, s'était adressé à Eléazard pour lui confier l'établissement du texte et de son commentaire.



Par Anais - Publié dans : Incipit
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 18:45





Le commissaire Adamsberg savait repasser les chemises, sa mère lui avait appris à aplatir l'empiècement d'épaule et à lisser le tissu autour des boutons. Il débrancha le fer, rangea les vêtements dans la valise. Rasé, coiffé, il partait pour Londres, il n'y avait pas moyen de s'y soustraire.

Il déplaça sa chaise pour l'installer dans le carré de soleil de la cuisine. La pièce ouvrait sur trois côtés, il passait donc son temps à décaler son siège autour de la table ronde, suivant la lumière comme le lézard fait le tour du rocher. Adamsberg posa son bol de café côté Est et s'assit dos à la chaleur.

Il était d'accord pour aller voir Londres, sentir si la Tamise avait la même odeur de linge moisi que la Seine, écouter comment piaillaient les mouettes. Il était possible que les mouettes piaillent différemment en anglais qu'en français. Mais ils ne lui en laisseraient pas le temps. Trois jours de colloque, dix conférences par session, six débats, une réception au ministère de l'Intérieur. Il y aurait plus d'une centaine de flics haut de gamme tassés dans ce grand hall, des flics et rien d'autre venus de vingt-trois pays pour optimiser la grande Europe policière et plus précisément pour «harmoniser la gestion des flux migratoires». C'était le thème du colloque.




Par Anais - Publié dans : Incipit
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 17:46


ils sont fous!!!! - planet
chats déchainés, folie, rire
Mots-clés : chats folie

Video de tatatitine

    
Par Anais - Publié dans : Chat
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 15:49





Voici mon extraordinaire expérience : en 1993, après 22 ans passés dans les bidonvilles du Caire où la joie de vivre court de cabane en cabane, je rentre en France.

Choc terrible : la morosité court de demeure en demeure, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas. Pendant ce temps, la joie chante là où l'on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne.

Bonheur, où loges-tu ?

Dans l'abondance des biens ou dans la relation, la fraîcheur du coeur à coeur ?


Soeur Emmanuelle

( Claire Vision )





Par Anais - Publié dans : Soeur Emmanuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 19:54









Partout et toujours , cherche sans te lasser le remède qui soulage , sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles .




 

On ne possède pas l'amour comme une acquisition définitive . Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie . Ne l'oublions pas : Souris au monde , et le monde te sourira.





Par Anais - Publié dans : Soeur Emmanuelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 19:28




Sois avare de tes paroles, et les choses s'arrangeront d'elles-mêmes.









Par Anais - Publié dans : Zen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 17:05










“Pourquoi la lampe s'est-elle éteinte ?

Je l'entourais de mon manteau pour la mettre à l'abri du vent ;

c'est pour celà que la lampe s'est éteinte.

Pourquoi la fleur s'est-elle fanée ?

Je la pressais contre mon coeur avec inquiétude et amour ;

voilà pourquoi la fleur s'est fanée.

Pourquoi la rivière s'est-elle tarie ?

Je mis une digue en travers d'elle afin qu'elle servît à moi seul ;

voilà pourquoi la rivière s'est tarie.

Pourquoi la corde de la harpe s'est-elle cassée ?

J'essayais de donner une note trop haute pour son clavier ;

voilà pourquoi la corde de la harpe s'est cassée.”










Par Anais - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus