Vendredi 17 octobre 2008
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17:52
Hans Silvester a publié 2 livres absolument magnifiques !
" Les peuples de l'Omo
" , éditions de La Martinière, 2006
et
" Les habits de la nature"
, éditions de La Martinière, 2007
voici la présentation vue sur grands reporters.com :
" Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a
photographié pendant six ans des tribus où hommes,femmes,enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Leur corps est leur toile et leurs doigts des pinceaux. Voyage chez les
peuples de l’Omo. Stupéfiant ! "
et pour vous donner encore plus envie , voici une vidéo de youtube
Par Anais
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Publié dans : Beaux livres
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Jeudi 16 octobre 2008
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19:41
" Le chef du village, un homme de cinquante ans, était assis en tailleur au milieu de la pièce, près du charbon qui brûlait dans un foyer creusé à même la terre ; il inspectait mon violon. Dans
les bagages des deux " garçons de la ville " que Luo et moi représentions à leurs yeux, c'était le seul objet duquel semblait émaner une saveur étrangère, une odeur de civilisation, propre à
éveiller les soupçons des villageois.
Un paysan approcha avec une lampe à pétrole, pour faciliter l'identification de l'objet. Le chef souleva le violon à la verticale et examina le trou noir de la caisse, comme une douanier
minutieux cherchant de la drogue. Je remarquai trois gouttes de sang dans son oeil gauche, une grande et deux petites, toutes de la même couleur rouge vif.
Levant le violon à hauteur de ses yeux, il le secoua avec frénésie, comme s'il attendait que quelque chose tombât du fond noir de la caisse sonore. J'avais l'impression que les cordes allaient
casser sur le coup, et les frettes s'envoler en morceaux. "
Par Anais
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Jeudi 16 octobre 2008
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« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur,
des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou
six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... - Quel
éblouissement! - Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus
jamais une simple montagnarde. »
Par Anais
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Publié dans : Extraits de Lecture
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Jeudi 16 octobre 2008
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Réveil de vacances
Je me disais : il est sept heures du matin.
Ce sera tout un jour à courir dans le thym,
Près du merisier rose et près de la cigale.
Tout un jour à goûter la feuille et le pétale.
A poursuivre la joie autour des rosiers ronds,
A danser dans l'azur avec les moucherons.
Par Anais
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Publié dans : Poésies
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Mercredi 15 octobre 2008
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Rose d’indigo
rose innommée
toujours changeante
Tu ne mourras point
Rose d’indigo
ou d’émeraude
Entre brume et lune
n’es-tu de nuit ?
Rose d’un seul rêve
au chant ouvert
au parfum clos
Tu ne mourras point
Tu n’es que mémoire
tu n’es qu’oubli
Entre argile et brume
n’es-tu d’ ici ?
( A l'orient de tout )
Par Anais
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Publié dans : Cheng , François
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Mardi 14 octobre 2008
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20:52
Le Thé
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise,
Où des poissons d'or cherchent noise
Au monstre rose épouvanté.
J'aime la folle cruauté
Des chimères qu'on apprivoise :
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise.
Là, sous un ciel rouge irrité,
Une dame fière et sournoise
Montre en ses longs yeux de turquoise
L'extase et la naïveté :
Miss Ellen, versez-moi le Thé.
(Recueil : Les cariatides)
Par Anais
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Publié dans : Thé
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Samedi 11 octobre 2008
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17:23
FLEURS
D’un gradin d’or, - parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, - je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis
de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures.
Des pièces d’or jaune semées sur l’agate, des piliers d’acajou supportant un dôme d’émeraudes, des bouquets de satin blanc et de fines verges de rubis entourent la rose d’eau.
Tels qu’un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses.
Arthur Rimbaud
( Illuminations)
Par Anais
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Publié dans : Poésies
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Vendredi 10 octobre 2008
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18:53
L'amour est un fleuve où les eaux de deux rivières se mêlent sans se
confondre.
[Jacques de Bourbon Busset]
Par Anais
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Publié dans : citations
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Jeudi 9 octobre 2008
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18:48
" Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal. "
( p.20)
Par Anais
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Publié dans : Barbery , Muriel
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Jeudi 9 octobre 2008
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18:44
[...] rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur.
( p.14 )
Par Anais
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Publié dans : Zafon , Carlos Ruiz
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