Depuis qu'à l'école primaire j'ai découvert les poésies Chantefleurs et Chantefables , mon amour de la poésie n'a
fait que croitre grace à vous
Merci Monsieur Desnos
Robert Desnos poéte surréaliste est né le 4 Juillet 1900 à Paris et mort le 8 Juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie .
En 1919 Desnos devient secrétaire de Jean de Bonnefon et gérant de sa maison d'édition ;
Il commence à écrire , fréquente André Breton et le mouvement Dada , puis il se tourne vers le Surréalisme .
André Breton écrit dans le Manifeste du Surréalisme :
"Demandez à Robert Desnos, celui d'entre nous qui, peut-être, s'est le plus approché de la vérité surréaliste, celui qui, dans des oeuvre encore inédites et le long des multiples expériences auxquelles il s'est prêté, a justifié pleinement l'espoir que je plaçais dans le surréalisme et me somme encore d'en attendre beaucoup. Aujourd'hui Desnos parle surréaliste à volonté. La prodigieuse agilité qu'il met à suivre oralement sa pensée nous vaut autant qu'il nous plaît de discours splendides et qui se perdent, Desnos ayant mieux à faire qu'à les fixer. Il lit en lui à livre ouvert et ne fait rien pour retenir les feuillets qui s'envolent au vent de sa vie."
Et un peu plus tôt dans le Journal littéraire (5 juillet 1924):
"Le surréalisme est à l'ordre du jour et Desnos est son prophète"
En paralléle Desnos exerce plusieurs métiers : comptable , courtier , journaliste .
Desnos eut 2 amours Yvonne George , chanteuse de music hall , amour non partagé et Youki Foujita avec qui il vécut de nombreuses années .
A partir de 1927 il rompt avec le mouvement surréaliste qui se rapproche trop du communisme .
Il connaît alors une période difficile financiérement qui se termine en 1932 quand il travaille pour la radio comme rédacteur publicitaire :
L'express s'en va
Les lentes restent...
Utilisez la Marie-Rose,
La mort parfumée des poux.
ou encore
Pas de santé / Sans Thé des Familles.
Dans les années 30 Desnos s’intéresse à la politique et s’engage dans des mouvements d’intellectuels anti fascistes
Il change alors d’avis , abandonne le pacifisme , accepte désormais l’idée d’une guerre pour faire obstacle au facisme et écrit en 1938
« Je chante ce soir non ce que nous devons combattre
Mais ce que nous devons défendre.
Les plaisie de la vie.
Le vin qu'on boit avec les camarades.
L'amour.
Le feu en hiver.
La rivière fraîche en été.
La viande et le pain de chaque repas.
Le refrain que l'on chante en marchant sur la route.
Le lit où l'on dort.
Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.
Le loisir.
La liberté de changer de ciel.
Le sentiment de la dignité et beaucoup d'autres choses
Dont on refuse la possession aux hommes. "
Dés la déclaration de guerre il s’engage
« J'ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu'elle peut me donner : la preuve de la santé, de la
jeunesse et l'inestimable satisfaction d'emmerder Hitler. "
(Lettre du 20 janvier 1940 à Youki)
Après la défaite il devient chef des informations dans le journal d'Henri Jeanson et Robert Perrier, Aujourd'hui .
La censure est partout.
A partir de Juillet 1942 il entre dans le réseau de résistance
AGIR
le 22 Février 1944 Desnos, qui n’a jamais caché ses opinions, est arrêté à son domicile
il sera déporté au camp de Flöha en Saxe, où il restera un an
il s'éteint au camp de concentration de Térézin de misère, d’épuisement et du typhus la veille de la libération du camp par les troupes américaines .
Robert Desnos est enterré au cimetiére de Montparnasse à Paris.
Éluard, dans le discours qu'il prononça lors de la remise des cendres du poète, en octobre 1945 écrit :
« Jusqu'à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l'idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c'est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d'expression. Il va vers l'amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter. Il parle, il chante très haut, sans embarras. Il est le fils prodigue d'un peuple soumis à la prudence, à l'économie, à la patience, mais qui a quand même toujours étonné le monde par ses colères brusques, sa volonté d'affranchissement et ses envolées imprévues. "
Desnos
écrivait le 8 février
1944 :
« Ce que j'écris ici ou ailleurs n'intéressera sans doute dans l'avenir que quelques curieux espacés au long des années. Tous les vingt-cinq ou trente ans
on exhumera dans des publications confidentielles mon nom et quelques extraits, toujours les mêmes. Les poèmes pour enfants auront survécu un peu plus longtemps que le reste. J'appartiendrai au
chapitre de la curiosité limitée. Mais cela durera plus longtemps que beaucoup de paperasses contemporaines. »