Mot de l'éditeur
Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action
apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée «
Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et
l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage
sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du
Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on
retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.
L'écologie en France est considérée comme une cause acquise et sympathique. Pourtant au niveau mondial, l'écologie radicale constitue selon le FBI la deuxième source de terrorisme.L’écologie
radicale, c’est cette idéologie qui accuse l’être humain de tous les maux sur et contre la planète, et dont les adeptes estiment qu’il mérite d’être puni en tant que « prédateur suprême ».
A travers ce grand roman d'enquête, Jean-Christophe Rufin dévoile les paradoxes de la pensée écologique et va jusqu'à l'extrême bout de sa logique.
Il jette les bases d'une série déstinée à explorer les nouvelles réalités contemporaines, au carrefour de la médecine et de la politique internationale.
Biographie de l'auteur
Avant de connaître le succès littéraire avec ses romans (L'Abyssin, Rouge Brésil - prix
Goncourt 2001 -, Globalia...), Jean-Christophe Rufin a été médecin, pionnier de l'action humanitaire " sans frontières ". Il a été sollicité à plusieurs reprises pour mener des opérations
secrètes, notamment dans le cadre de libération d'otages (en Afrique et dans les Balkans). En créant une intrigue au croisement de la médecine et de l'espionnage, il explore deux mondes qu'il
connaît de l'intérieur et qui ont de plus en plus de liens entre eux. Mais il utilise son expérience pour en faire une pure fiction, à la force narrative et descriptive peu commune.
j'aime beaucoup JC Ruffin mais là j'ai moins apprécié, j'attendais mieux.
ce livre m'a fait penser à Ton Clancy (Rainbow six) en moins bien :-((((
ça démarre sur les chapeaux de roue mais après j'ai un peu décroché : la vraisemblance de l'utilisation du choléra modifié pour anéantir les populations pauvres (des favelas) pour commencer ,la
peur d'une grande épidémie , le fanatisme des uns , la naïveté de l'autre, la peur d'une grande épidémie ...
un milliardaire , en phase terminale d'un cancer , souhaite le bien de l'humanité et pour se faire va mettre en pratique la loi de la population de Malthus (voir cette loi à la fin de
l'article)
les héros réussiront ils à déjouer cette machination ?
L'avis de la Fnac
Tout le monde connaît Jean-Christophe Rufin, médecin engagé dans le domaine humanitaire et écrivain prolifique, en prise sur les évolutions de notre monde, au-delà de l'Hexagone et des débats
franco-français... Dans ce livre dont le titre signifie les dangers d'une écologie radicale seulement motivée par une nostalgie de l'éden originel, l'auteur nous plonge dans les aventures d'une
héroïne d'aujourd'hui, Juliette, jeune militante écologiste française de tempérament idéaliste.
L'intrigue en quelques mots : Juliette, suite à une action commando destinée à libérer des animaux de laboratoire, découvre un complot planétaire qui a pour ennemi l'espèce humaine elle-même,
source première de nuisances pour la Terre-Mère. Bien vite, elle recrute deux hommes pour l'assister dans son enquête sur l'écologie radicale et ses gourous, connectés en réseau aux quatre coins
du monde...
Entre thriller écolo et roman d'espionnage planétaire, un livre trépidant qui aimerait que le vert ne vire pas au rouge sang...
Interview par Anne BRIGAUDEAU
Publié le 22/01 à 11:03
. Dans "Le parfum d'Adam", vous dénoncez les mouvements écologistes radicaux. Dans une interview au "Monde 2", vous avez dit que le FBI considère l'écologie radicale comme la deuxième menace
après le fondamentalisme islamiste. Pouvez-vu étayer votre propos plutôt à contre-courant, alors que l'écologie a le vent en poupe ?
Je ne suis pas à contre courant de l’écologie, que je considère comme un mouvement de pensée nécessaire, particulièrement aujourd’hui. J’ai seulement voulu faire découvrir au lecteur français
d’autres formes d’ écologies que la nôtre et rappeler que sans humanité, l’écologie peut déraper et devenir une idéologie meurtrière.
. Le héros du "Parfum d'Adam" est un espion médecin qui travaille dans l'humanitaire. Vous êtes médecin, avez travaillé dans l'humanitaire -vous êtes toujours président d'honneur d'"Action contre
la faim". Avez-vous rencontré des espions dans ce milieu ? Comment connaissez-vous les milieux du renseignement, dont vous parlez si bien dans ce livre (en retraçant leur évolution récente et
notamment leur sous-traitance au privé aux Etats-Unis) ?
J’ai été conseiller du ministre de la défense, chargé des opérations de maintien de la paix. A ce titre, j’ai été chargé de missions secrètes, notamment dans le cadre de libérations d’otages.
J’ai noué des amitiés durables dans les milieux du renseignement et, à travers l’exemple concret de plusieurs agents, j’ai pu suivre leur évolution. Ce livre tente de construire une version
moderne du roman d’espionnage post-guerre froide. Les agences nationales sont aujourd’hui largement contraintes de « sous-traiter » et il m’a semblé intéressant de prendre comme héros ces «
espions privés » qui se multiplient aujourd’hui et jouent un rôle décisif.
. Vous voulez visiblement secouer l'opinion. Quel message voulez-vous faire passer ?
Je voudrais, encore et toujours, rappeler qu’il n’y a pas un seul monde mais deux : le nôtre et celui des pays pauvres. Le regard que nous portons sur le tiers-monde a changé. L’exigence de
sécurité est en train de remplacer l’exigence de justice. Nous sommes confronté à un glissement des mentalités : la lutte contre la pauvreté fait place à la guerre contre les pauvres. Cette voie
est sans issue. Il est temps d’en prendre conscience.
la loi de la population
Économiste britannique, Malthus (1766 – 1834) préconise le contrôle des naissances pour enrayer la pauvreté.
Dans « Essai sur le principe de la population », il explique que la population croît, naturellement, à un rythme plus rapide que la nourriture (la première évolue selon une progression
géométrique alors que la seconde est arithmétique) créant ainsi un déséquilibre qui, avec le temps, ne fait que s’accroître.
De cette tendance, il en découle un appauvrissement de la population qui la conduit irrémédiablement vers la famine et la misère. Il préconise alors une limitation des naissances notamment chez
les pauvres où la fécondité est la plus élevée. Par conséquent, toute aide publique aux pauvres doit être supprimée car elle ne ferait que les inciter davantage à la procréation. Cette aide ne
doit porter que sur l’éducation, seul moyen de faire prendre conscience au peuple des dangers de la surpopulation.
Le malthusianisme, théorie développée par Malthus et ses disciples, repose donc sur l’idée de la crainte, que plus d’hommes, de richesses et de machines engendrent moins de nourriture, d’emplois
et de pouvoir d’achat. Et que le seul remède pour élever le niveau de vie est de restreindre les naissances.