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Roman France

Mercredi 8 octobre 2008




Mot de l'éditeur

Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.

L'écologie en France est considérée comme une cause acquise et sympathique. Pourtant au niveau mondial, l'écologie radicale constitue selon le FBI la deuxième source de terrorisme.L’écologie radicale, c’est cette idéologie qui accuse l’être humain de tous les maux sur et contre la planète, et dont les adeptes estiment qu’il mérite d’être puni en tant que « prédateur suprême ».
A travers ce grand roman d'enquête, Jean-Christophe Rufin dévoile les paradoxes de la pensée écologique et va jusqu'à l'extrême bout de sa logique.
Il jette les bases d'une série déstinée à explorer les nouvelles réalités contemporaines, au carrefour de la médecine et de la politique internationale.


Biographie de l'auteur
Avant de connaître le succès littéraire avec ses romans (L'Abyssin, Rouge Brésil - prix
Goncourt 2001 -, Globalia...), Jean-Christophe Rufin a été médecin, pionnier de l'action humanitaire " sans frontières ". Il a été sollicité à plusieurs reprises pour mener des opérations secrètes, notamment dans le cadre de libération d'otages (en Afrique et dans les Balkans). En créant une intrigue au croisement de la médecine et de l'espionnage, il explore deux mondes qu'il connaît de l'intérieur et qui ont de plus en plus de liens entre eux. Mais il utilise son expérience pour en faire une pure fiction, à la force narrative et descriptive peu commune.




j'aime beaucoup JC Ruffin mais là j'ai moins apprécié, j'attendais mieux.
ce livre m'a fait penser à Ton Clancy (Rainbow six) en moins bien :-((((
ça démarre sur les chapeaux de roue mais après j'ai un peu décroché : la vraisemblance de l'utilisation du choléra modifié pour anéantir les populations pauvres (des favelas) pour commencer ,la peur d'une grande épidémie , le fanatisme des uns , la naïveté de l'autre, la peur d'une grande épidémie ...
un milliardaire , en phase terminale d'un cancer , souhaite le bien de l'humanité et pour se faire va mettre en pratique la loi de la population de Malthus (voir cette loi à la fin de l'article)
les héros réussiront ils à déjouer cette machination ?



L'avis de la Fnac
Tout le monde connaît Jean-Christophe Rufin, médecin engagé dans le domaine humanitaire et écrivain prolifique, en prise sur les évolutions de notre monde, au-delà de l'Hexagone et des débats franco-français... Dans ce livre dont le titre signifie les dangers d'une écologie radicale seulement motivée par une nostalgie de l'éden originel, l'auteur nous plonge dans les aventures d'une héroïne d'aujourd'hui, Juliette, jeune militante écologiste française de tempérament idéaliste.
L'intrigue en quelques mots : Juliette, suite à une action commando destinée à libérer des animaux de laboratoire, découvre un complot planétaire qui a pour ennemi l'espèce humaine elle-même, source première de nuisances pour la Terre-Mère. Bien vite, elle recrute deux hommes pour l'assister dans son enquête sur l'écologie radicale et ses gourous, connectés en réseau aux quatre coins du monde...
Entre thriller écolo et roman d'espionnage planétaire, un livre trépidant qui aimerait que le vert ne vire pas au rouge sang...



Interview par Anne BRIGAUDEAU
Publié le 22/01 à 11:03



. Dans "Le parfum d'Adam", vous dénoncez les mouvements écologistes radicaux. Dans une interview au "Monde 2", vous avez dit que le FBI considère l'écologie radicale comme la deuxième menace après le fondamentalisme islamiste. Pouvez-vu étayer votre propos plutôt à contre-courant, alors que l'écologie a le vent en poupe ?

Je ne suis pas à contre courant de l’écologie, que je considère comme un mouvement de pensée nécessaire, particulièrement aujourd’hui. J’ai seulement voulu faire découvrir au lecteur français d’autres formes d’ écologies que la nôtre et rappeler que sans humanité, l’écologie peut déraper et devenir une idéologie meurtrière.

. Le héros du "Parfum d'Adam" est un espion médecin qui travaille dans l'humanitaire. Vous êtes médecin, avez travaillé dans l'humanitaire -vous êtes toujours président d'honneur d'"Action contre la faim". Avez-vous rencontré des espions dans ce milieu ? Comment connaissez-vous les milieux du renseignement, dont vous parlez si bien dans ce livre (en retraçant leur évolution récente et notamment leur sous-traitance au privé aux Etats-Unis) ?

J’ai été conseiller du ministre de la défense, chargé des opérations de maintien de la paix. A ce titre, j’ai été chargé de missions secrètes, notamment dans le cadre de libérations d’otages. J’ai noué des amitiés durables dans les milieux du renseignement et, à travers l’exemple concret de plusieurs agents, j’ai pu suivre leur évolution. Ce livre tente de construire une version moderne du roman d’espionnage post-guerre froide. Les agences nationales sont aujourd’hui largement contraintes de « sous-traiter » et il m’a semblé intéressant de prendre comme héros ces « espions privés » qui se multiplient aujourd’hui et jouent un rôle décisif.

. Vous voulez visiblement secouer l'opinion. Quel message voulez-vous faire passer ?

Je voudrais, encore et toujours, rappeler qu’il n’y a pas un seul monde mais deux : le nôtre et celui des pays pauvres. Le regard que nous portons sur le tiers-monde a changé. L’exigence de sécurité est en train de remplacer l’exigence de justice. Nous sommes confronté à un glissement des mentalités : la lutte contre la pauvreté fait place à la guerre contre les pauvres. Cette voie est sans issue. Il est temps d’en prendre conscience.





la loi de la population

Économiste britannique, Malthus (1766 – 1834) préconise le contrôle des naissances pour enrayer la pauvreté.
Dans « Essai sur le principe de la population », il explique que la population croît, naturellement, à un rythme plus rapide que la nourriture (la première évolue selon une progression géométrique alors que la seconde est arithmétique) créant ainsi un déséquilibre qui, avec le temps, ne fait que s’accroître.
De cette tendance, il en découle un appauvrissement de la population qui la conduit irrémédiablement vers la famine et la misère. Il préconise alors une limitation des naissances notamment chez les pauvres où la fécondité est la plus élevée. Par conséquent, toute aide publique aux pauvres doit être supprimée car elle ne ferait que les inciter davantage à la procréation. Cette aide ne doit porter que sur l’éducation, seul moyen de faire prendre conscience au peuple des dangers de la surpopulation.

Le malthusianisme, théorie développée par Malthus et ses disciples, repose donc sur l’idée de la crainte, que plus d’hommes, de richesses et de machines engendrent moins de nourriture, d’emplois et de pouvoir d’achat. Et que le seul remède pour élever le niveau de vie est de restreindre les naissances.

 

- Par Anais
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Mercredi 2 avril 2008






Présentation de l'éditeur : Mon Traître est l’histoire d’Antoine, luthier parisien qui découvre l’Irlande des violons. Il ne sait rien du Nord. Peu lui importe. Ses héros sont archetiers, grands luthiers de légende. La guerre n’est pas encore passée par lui puis, un jour, elle s’impose. Antoine va devenir Tony, pour les gens de Belfast, parce qu’il les verra vivre et souffrir et se battre. Et qu’ils l’aimeront en retour comme un fils. Et puis il y a Tyrone Meehan. L’Irlande est sa bataille. Il boit, il chante, il vous enlace, il vous prend le bras pour parler en secret. Il est engagé à jamais, sans que jamais rien ne le trahisse. Il est l’insoupçonnable. Tyrone donc, l’ami d’Antoine, son frère, son traître à lui. Tyrone n’est pas Denis (le personnage réel qui a inspiré Tyrone). Leurs regards se ressemblent pourtant. Sorj Chalandon n’est pas Antoine, leur douleur est pourtant la même. Denis Donaldson a été exécuté le 4 avril 2006, alors que Sorj Chalandon écrivait l’histoire de Tyrone Meehan. Il a été tué par une arme de chasse, dans le petit cottage familial qui le cachait. Nous ne savons pas qui tenait le fusil. Personne n’a été accusé ce jour.

 


"Il trahissait depuis près de vingt ans. L'Irlande qu'il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir..." Sorj Chalandon

Biographie de l'auteur
Sorj Chalandon, 55 ans, a été journaliste à Libération. Ses reportages sur l'Irlande du Nord et le procès Klaus Barbie lui ont valu le prix Albert-Londres en 1988. Il a publié, chez Grasset, Le petit Bonzi (2005) et Une promesse (2006, prix Médicis).

 

ce livre est un coup de coeur , c'est beau , rempli d'émotions .

Sorj Chalandon nous raconte son histoire , une histoire d'amitié et de trahison .

Ce livre est trés documenté , Sorj a été de nombreuses années journaliste reporter à Dublin pour le journal Libération .

Il nous raconte son amitié pour le héros républicain irlandais Denis Donaldson , qui pendant plus de 20 ans à trahi l'Ira .

Antoine est luthier à Paris , il tombe d'abord amoureux de la musique irlandaise .

Il se rend en Irlande du Nord et se lie d'amitié avec Cathy et Jim puis avec Tyrone Meehan , le traitre .

Petit à petit Antoine s'engage pour la cause de l'Ira .

Anoine se prend de passion pour un peuple , des coutumes puis pour une cause .

j'ai aimé la chaleur des habitants de ce pays en guerre : Cathy et Jim qui ont eu leur fils unique tué par une balle perdue , les figures historiques : Bobby Sands et les autres grévistes de la faim morts pour r ien en 1981 , le lys symbole des insurgés ( " Porter ce symbole vert , orange , blanc a été mon premier geste d'appartenance " ) , la célébration de l'insurrection de Paques 1916 , ...........

j'ai aimé aussi les passages dans l'atelier d'antoine , sa façon de travailler le bois , les instruments .

La seule chose que je peux reprocher à ce livre , c'est qu'à aucun moment on ne sait pourquoi Tyrone a trahi , jamais .

En lisant les interviews de Sorj on perçoit encore sa douleur de ne pas avoir su ; dans le livre Antoine pose la question à Tyrone mais n'a pas de réponse .

extrait d'une interview :

Avant de publier Mon traître , l'auteur s'est longuement demandé s'il fallait brouiller les pistes. Mais puisqu'il n'avait pas envie de passer des heures à nier, il laisse au lecteur le soin de comprendre, de lire entre ses lignes. "C'est une histoire d'amour et de deuil , dit-il. Mais si le plus terrible m'arrivait, si j'étais frappé par le plus cruel du monde, par respect pour ceux que cela implique, je ne livrerais pas un témoignage. "

Alors lui, Sorj, est devenu Antoine, luthier. Et Denis a pris les traits paternels de Tyrone. "Un jour que nous nous baladions en rue et qu'il faisait très froid, c'est lui qui est venu remonter le col de mon manteau. Un geste... "

Il ne finira pas sa phrase. Mais dira à nouveau "Qu'est-ce qui me reste ? Je lui en veux de m'avoir fait ça "...

276 pages

- Par Anais
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Lundi 17 mars 2008

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 ça se lit trés bien , c'est agréable .

Le livre est composé de 9 chapitres ; 9 visions du mariage " vécu " par un protagoniste différent .
j'ai moins aimé la fin avec la révélation de la grand mére à sa petite fille préférée .
 
nous voici au mariage de Bérengére et Vincent , un mariage dans la    " grande bourgeoisie" ( 600 invités ! que du grand monde ! )  , à la campagne , la réception se faisant dans un moulin .
Il fait trés beau , le décor est planté , tout peut commencer .
 
comme le dit Bérengére : « Ça doit être le plus beau jour de notre vie, Vincent , assène-t-elle en détachant les syllabes pour donner à ses paroles le poids nécessaire. C'est comme un spectacle, tu comprends ? Une pièce de théâtre. Nous sommes les personnages principaux, et les invités sont à la fois figurants et spectateurs.Pour que ce soit réussi , tout doit etre réglé au millimétre ! »
 
9 chapitres donc
 
le livre commence avec Pauline , petite fille d'honneur , qui ne comprend pas pourquoi Lucie ne peut pas etre sur la photo et est mise à l'écart . ( pas assez " décorative "pour ces grands bourgeois , pas de"  fausse note dans le tableau " )
ensuite le prétre , Bertrand , stressé , en pleine crise de foi , qui perd pied pendant la cérémonie et qui " bacle " , se trompe dans le prénom du marié .
Mdeleine , Maddie la grand mére qui régente tout son petit monde et que ses enfants surveillent .
Héléne , maman de Pauline , soeur de la mariée , mariée depuis  10 ans à Alexandre qui se demande si elle va le quitter
Marie , soeur ainée de la mariée , toujours célibataire , pas à son aise dans cette famille , mal fagotée ( elle porte un chapeau qui ressemble à un " paon sorti d'une centrifugeuse " )  qui fait son coming out
Jean Philippe qui a épousé une femme qui n'est pas de son milieu et qui de ce fait est mis à l'écart 
Damien , ami célibataire invité , qui vient dans les mariages pour étoffer son " tableau de chasse " : jeunes laides et vieilles belles
Bérengére , la mariée , snob et pas trés sympathique
Vincent , le marié , qui se demande ce qu'il fait là
 

 

 

M.orceau choisi


La piéce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Il voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C'est moi ce petit bonhomme tout en haut. C'est moi.
Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d'amande, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perchés au sommet, qu'est-ce qu'il symbolise, au juste ? Les épreuves surmontées à deux ? L'ascension périlleuse jusqu'au septième ciel ? La prétention de ceux qui s'imaginent que l'amour va durer toujours ?
Il paraît que si le gâteau est monté trop tôt, les choux se détrempent et s'affaissent, le caramel se dissout, et tout dégringole. C'est peut-être ça, le message, au fond : vous êtes bien mignons aujourd' hui, mes petits mariés, mais attendez encore un peu ; votre joli petit couple va en prendre plein la figure, et vous allez vous ramasser en beauté.







Premières lignes :



Pauline
Elle a bien cru qu'on n'y arriverait jamais. Le voyage a été terrible. Elle n'aime pas la nouvelle voiture de papa, à cause de l'odeur du cuir. Elle a failli être malade. Mais on s'habitue, au bout d'un moment.
Les parents n'ont pas arrêté de se disputer. Pas une grosse dispute. Jamais de grosse dispute. Très peu de mots, quelques phrases, sans crier. Ca a duré des heures, tout le temps du voyage, en fait. Elle n'est pas idiote ; elle sait que la dispute a commencé bien avant le départ de Sceaux. On peut dire que ça fait plusieurs semaines, et même plusieurs mois.

 

- Par Anais
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